Lectures
Le Paradoxe de la Vie

L’intelligence

"Heureux les simples d’esprit."

L’intelligence se situe à deux niveaux. Celui du corps mental et celui du corps astral. L’une issue de notre mental analytique l’autre de notre cœur (notre âme).

Mais la plus extraordinaire manifestation de notre intelligence se trouve à l’intérieur de chacun d’entre nous. Toutes les lois de l’univers y sont inscrites. La dualité, paire d’opposés et complémentaires quand l’ovule rencontre le spermatozoïde.

L’unité signe la fin de ces deux identités et va les pousser à rechercher une nouvelle dualité. C’est la division cellulaire qui par les lois de l’univers, autrement dit l’intelligence universelle, vont étape par étape créer le fœtus jusqu’au nouveau-né. Qui, en dehors de nous-mêmes, a organisé cette création ? Nous !

C'est une espèce d’auto proclamation à l’existence animée de l’énergie universelle. Personne d’autre n’est intervenu, en tout cas pas la main de l’homme qui ne connaît toujours pas le mécanisme dans son ensemble et qui est tout juste capable de la singer sans tenir compte de la loi de cause à effet, ce qui nous promet encore, au nom de la science, bien des déconvenues.

Cette science s’appelle le génie génétique, n’y aurait-il pas chez certains de nos chercheurs une appropriation égocentrique du mot génie ? Sinon pourquoi toutes ces expériences d’apprentis sorciers qui observent la maladie comme un dysfonctionnement à partir de sa manifestation physique alors qu’il serait plus juste de se demander pourquoi cette intelligence supérieure se manifeste de la sorte. La réponse sera non pas dans le segment observé, mais dans la compréhension des mécanismes d’intelligence originelle.

Un exemple me vient à l’esprit : le virus. Nos chercheurs tentent de nous préserver des virus comme ils le font des germes. J’espère qu’ils ont compris la leçon.

L’utilisation outrancière des antibiotiques nous conduit de plus en plus à son inefficacité. A qui la faute ? Aux médecins qui les ont prescris ? Aux pharmaciens qui les ont délivrés ? Aux laboratoires qui les ont fabriqués et commercialisés ? Aux chercheurs qui les ont découverts et adaptés aux mondes animal et humain ? Et que penser des médias ?

La réponse est non. L’utilisation d’une médecine que je qualifie de "médecine d’urgence" a tout son sens mais chacun de nous à tous les niveaux, du chercheur au patient, a perdu de vue le but d’une intelligence supérieure et si cela vous paraît trop pompeux appelez-le "Bon Sens".

Le but, en fait, est de nous donner une information qui permettra à la race humaine de se protéger, de se renforcer et en fin de compte de s’immuniser pour continuer à survivre dans un monde soumis aux contraintes que l’homme a lui-même contribué, paradoxalement, à mettre en place, nous entraînant vers une lente dégradation.

Oui aux antibiotiques mais dans l’urgence sinon à force de substituer notre immunité à des molécules chimiques nous perdrons notre capacité individuelle d’adaptabilité et d’autonomie.

Mais peut-être cet exemple n’est que le constat d’une volonté de certains de vouloir, petit à petit et pas uniquement dans le secteur de la santé, rendre dépendant chacun d’entre nous alors qu’il existe des solutions alternatives.

La masse sera plus facile à diriger et sera paradoxalement reconnaissante de tout ce que l’on fait pour elle.
Du point de vue du pouvoir, cela me semble une stratégie efficace mais de mon point de vue c’est la marque d’une intelligence à court terme, donc d’une intelligence limitée provenant d’un mental actif.

Elle ne prend pas en compte l’intelligence individuelle du cœur, source de créativité, d’adaptabilité et surtout basée sur le respect de l’autre en lui donnant le sens d’une responsabilité toujours croissante, lui montrant ainsi la voie de l’autonomie.

Encore faudra t-il que nous prenions conscience de tout cela et que nous ayons l’envie et la possibilité de mettre en œuvre ce qui peut nous rapprocher de l’écoute de notre intelligence de cœur.

Dans ce cas la masse ne se reconnaîtrait plus dans la somme d’individualistes regroupés mais dans la somme d’individualités partagées.

Nous ne sommes plus dépendants les uns des autres mais collectivement animés d’une puissance individuelle.

Tentons de répondre à ce principe en l’abordant par l’observation technique des mécanismes qui nous animent individuellement et qui paradoxalement nous empêchent de le partager collectivement.

Si nous considérons l’intelligence au niveau de notre mental, plus le savoir sera grand plus les questions (souvent sans réponse) seront nombreuses. Ne pouvant accepter quelque chose sans le comprendre, ce qui du point de vue du raisonnement est juste, le mental se mettra consciemment et inconsciemment dans une excitation puissante, proportionnelle à l’urgence de la réponse.

Il lui faudra cette réponse dans l’instant ce qui ne permettra pas l’action temporelle de jouer son rôle créant une précipitation, un état d’urgence additionné d’une peur de se tromper.

Tous ces paramètres nous pousseront dans un état pouvant atteindre différents stades de névrose.

En revanche si je ne sais pas, alors je ne serai pas sous pression donc je n’aurai pas à me mettre en dépression.

Mais là aussi notre mental protecteur, ayant subtilement compris ce mécanisme, pourra, à son grès, nous plonger dans un subterfuge bien connut : l’occultation.

Tout ce qui me dérange sera occulté et je pourrai vivre comme un bien heureux allant jusqu’à trouver que les autres s’inquiètent décidément pour pas grand chose.

Si nous la considérons au niveau du cœur, l’intelligence pourra s’appuyer sur les mécanismes de l’âme.

Dimension trois D de base avec prise en compte d'une notion temporelle, organisation ou réorganisation de nos potentiels futurs, tout cela contribuera à une synthèse de la problématique soulevée.

L’information sera alors révélée au mental sous la forme d’une intuition qu’il pourra mettre en mouvement dans la matière.

Car voyez-vous l'intelligence n'est rien d'autre que le carburant de l'énergie autrement dit de l'information primordiale.

Plus simple, sans stress, précis, harmonieux, sans défit, sans peur, la relation entre le mental et le cœur fonctionnera dans une parfaite fluidité. Dans ce cas nous pourrons dire :

"Heureux les simples en esprit."

Dans cette relation entre corps et esprit, mental et astral, matière et énergie, une constante apparaît : la notion de fluidité.

Une libre circulation de la pensée au travers de tous nos corps, physique et énergétiques, dans une dynamique fluide et créatrice, ne serait-ce pas le début du bonheur ?

L’harmonie du "deux" retrouvée, respect de l’autre à commencer par soi, réconciliation avec soi par une conscience du Soi, une confiance en Soi, et l'affirmation du Soi.

L’homme individualisé se reconnaît dans et avec l’autre. La confiance retrouvée de l’époque où nos parents étaient des héros et ce besoin de partage nous porteront avec fluidité vers l’harmonisation de notre axe de latéralité, l’homme et la femme, ou devrais-je dire le couple homme-femme.